Waqf (s’arrêter sur un mot)

الوقف

« waqf » veut dire retenir, s’arrêter

Leçon 10.2 · Module 10 · L’arrêt (waqf) et la reprise

Waqf (الوقف) : s’arrêter, c’est couper la voix à la fin d’un mot, reprendre son souffle et continuer : la dernière lettre perd sa voyelle. À la fin d’un verset, à un signe d’arrêt qui le permet, ou quand le souffle manque ; jamais au milieu d’un mot. Le Coran en compte 6 216, dans 114 sourates (lecture Hafs).

Que veut dire « Waqf » ?

Waqf (الوقف) : « waqf » veut dire retenir, s’arrêter

S’arrêter, c’est couper la voix à la fin d’un mot pour reprendre son souffle, avec l’intention de continuer. La dernière lettre perd sa voyelle ; le tâ marbûta devient un hâ sans voyelle ; le tanwîn de fatha devient un « â ».

À l’arrêt, la fin du mot cas par cas

À la fin d’un verset, à un signe d’arrêt qui le permet, ou quand le souffle manque ; jamais au milieu d’un mot.

Chaque fin de verset, ce que l’arrêt en fait, et son nombre dans le Coran (calcul de Tilawa)
La fin du motÀ l’arrêtRawm, ishmâmDans le Coran
Une damma sans voyelle rawm, ishmâm 313
Un tanwîn de damma sans voyelle rawm, ishmâm 579
Une kasra sans voyelle rawm 574
Un tanwîn de kasra sans voyelle rawm 444
Une fatha sans voyelle — 2 844
Un tanwîn de fatha « â » — 903
Un tanwîn de fatha sur un alif maqsûra « â » — 8
Un tâ marbûta hâ — 122
Le pronom « -hu » ou « -hi », voyelle longue sans voyelle discuté 28
Une lettre déjà sans voyelle inchangée — 100
Une voyelle longue inchangée — 301

Quand une voyelle longue précède la dernière lettre (« -īn », « -ūn »), l’arrêt la tient deux, quatre ou six temps : c’est le madd ʿârid. Un nom qui finit par un alif maqsûra au tanwîn se dit « â » lui aussi.

Comment s’arrêter ?

Coupe la voix sur la dernière lettre, sans voyelle. Le tâ marbûta devient un hâ sans voyelle ; le tanwîn de fatha devient « â » ; le tanwîn de damma ou de kasra tombe.

Le geste
La voix s’arrête net sur la consonne, sans voyelle ajoutée ; on reprend son souffle, puis on continue.
À éviter
S’arrêter avec la voyelle entière (« al-ʿālamīna ») : on ne s’arrête jamais sur une voyelle complète.
La condition
Sur une damma, trois façons : le sukûn, le rawm ou l’ishmâm ; sur une kasra, le sukûn ou le rawm ; sur une fatha, le sukûn seul.

Trois façons de s’arrêter

Le sukûn
La voyelle tombe toute. C’est la façon de base, permise partout.
Le rawm
On fait entendre une part de la voyelle, à voix basse : seul un auditeur proche l’entend. Sur la damma et la kasra, jamais sur la fatha.
L’ishmâm
Juste après le sukûn, on arrondit les lèvres, sans aucun son, en laissant passer l’air : il se voit, il ne s’entend pas. Sur la damma seulement.

Jamais de rawm ni d’ishmâm sur le tâ marbûta dit hâ, ni sur une fatha. Sur le pronom « -hu », « -hi », les maîtres ont trois avis. Le rawm s’apprend à l’oreille, l’ishmâm en regardant un maître.

D’où sortent les lettres

Chaque point est montré sur la carte de la bouche, et chaque lettre a sa page.

Waqf : 12 exemples du Coran

Sourates courtes d’abord. Touche ▶ pour entendre la fin du verset, dite à l’arrêt par al-Husary.

Waqf : les erreurs fréquentes

Ce qu’on entend souvent, et comment le reprendre. Le ▶ fait entendre le bon modèle, récité par al-Husary.

  1. Garder la voyelle à la fin (« al-ʿālamīna ») : à l’arrêt, la dernière lettre perd sa voyelle.

    Le bon modèle · Al-Kawthar 108:1

  2. Dire le tâ marbûta « t » ou « tun » à l’arrêt : il se dit hâ, sans voyelle.

    Le bon modèle · Al-Bayyina 98:1

  3. Garder le tanwîn de damma ou de kasra (« ʿalīmun ») : à l’arrêt, il tombe.

    Le bon modèle · Al-Ikhlas 112:1

  4. Couper le tanwîn de fatha (« kabīr ») ou dire « -an » : à l’arrêt, il devient « â », deux temps.

    Le bon modèle · An-Nasr 110:2

  5. Dire la voyelle longue du pronom à l’arrêt (« rabbahū ») : elle tombe, le hâ se dit sans voyelle.

    Le bon modèle · Al-Bayyina 98:8

Waqf et les règles voisines

RègleQuandCe qui se passe
Waqf À la fin d’un verset, à un signe d’arrêt qui le permet, ou quand le souffle manque ; jamais au milieu d’un mot. S’arrêter, c’est couper la voix à la fin d’un mot, reprendre son souffle et continuer : la dernière lettre perd sa voyelle.
Signes du waqf Six signes : le petit mîm (arrêt obligatoire), qalâ (arrêt meilleur), jîm (arrêt permis), ṣalâ (liaison meilleure), les trois points par deux (arrêt à une seule des deux places) et lâ (pas d’arrêt). Les signes d’arrêt sont de petits repères au-dessus de la ligne : ils disent où s’arrêter, où continuer et où choisir, pour garder le sens.
Madd ʿiwad À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, sauf sur un tâ marbûta (ة) : lui se dit « h » sans voyelle à l’arrêt. Le madd ʿiwad est l’alif qu’on dit à l’arrêt à la place du tanwîn de fatha : « -an » devient « -â », deux temps.

À l’oreille : deux mots presque pareils

Le même mot deux fois : au milieu d’un verset, lié au mot suivant (on entend « t » et sa voyelle), puis à la fin d’un verset (on entend « h »). Écoute la différence.

Le sakt : les courtes pauses de Hafs

Le sakt est une courte pause, d’environ deux temps, plus brève que l’arrêt et sans reprendre son souffle, puis on continue. Par la voie de la Shâtibiyya, celle du Mushaf de Médine, Hafs en fait quatre, en liaison ; en 69:28, deux façons sont transmises.

Une pause de ce genre est aussi permise entre la fin de la sourate al-Anfâl et le début de la sourate at-Tawba, parmi d’autres façons. D’autres voies de Hafs lisent ces sakt autrement ; ce site suit la Shâtibiyya.

À toi : comment finit le mot à l’arrêt ?

À l’œil

Chaque verset se lit d’un trait, avec l’arrêt à sa fin. À l’arrêt, la fin surlignée se dit-elle sans voyelle, en hâ ou en « â » ?

  1. ٱلصَّمَدُ

    ṣ-ṣamad

    Al-Ikhlas 112:2
  2. مُّطَهَّرَةً

    muṭahharah

    Al-Bayyina 98:2
  3. تَوَّابًۢا

    tawwābā

    An-Nasr 110:3
  4. قُرَيْشٍ

    quraysh

    Quraysh 106:1

À l’oreille

Écoute la fin du verset, puis choisis ce que tu entends : sans voyelle, un hâ ou un « â ». Le mot s’affiche après ta réponse.

S’entraîner : exercices de tajwid corrigés

Waqf en chiffres

6 216fois dans le Coran

114sourates

Calculé par Tilawa sur le texte du Mushaf de Médine (lecture Hafs) : chaque fin de verset, où l’on s’arrête, sans les versets faits des seules lettres d’ouverture des sourates, dont le nom se dit tel quel.

Questions fréquentes

Waqf : qu’est-ce que c’est ?

À l’arrêt, la dernière lettre perd sa voyelle ; le tâ marbûta se dit hâ ; le tanwîn de fatha se dit « â ».

Waqf : dans quels cas ?

À la fin d’un verset, à un signe d’arrêt qui le permet, ou quand le souffle manque ; jamais au milieu d’un mot. Sur une damma, trois façons : le sukûn, le rawm ou l’ishmâm ; sur une kasra, le sukûn ou le rawm ; sur une fatha, le sukûn seul.

Waqf : combien de fois dans le Coran ?

6 216 fois, dans 114 sourates, d’après le calcul de Tilawa sur le texte du Mushaf de Médine (lecture Hafs).

Waqf ou Signes du waqf : quelle différence ?

Waqf : s’arrêter, c’est couper la voix à la fin d’un mot, reprendre son souffle et continuer : la dernière lettre perd sa voyelle. Signes du waqf : les signes d’arrêt sont de petits repères au-dessus de la ligne : ils disent où s’arrêter, où continuer et où choisir, pour garder le sens.

Waqf : comment savoir si je l’applique bien ?

Une règle s’apprend à l’oreille : récite une sourate à voix haute dans l’app Tilawa, qui suit ta récitation mot à mot et te montre où la règle Waqf manque ou est mal faite, avec le mot à réécouter dans son verset.

Équipe éditoriale Tilawa · Mis à jour le 24/10/2026 · Signaler une erreur