Madd ʿiwad (à l’arrêt, 2 temps)
مدّ العوض
« ʿiwad » : compensation ; l’alif compense le tanwîn qu’on ne dit plus
Leçon 5.7 · Module 5 · Les madd
Madd ʿiwad (مدّ العوض) : le madd ʿiwad est l’alif qu’on dit à l’arrêt à la place du tanwîn de fatha : « -an » devient « -â », deux temps. À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, sauf sur un tâ marbûta (ة) : lui se dit « h » sans voyelle à l’arrêt.
Que veut dire « Madd ʿiwad » ?
Madd ʿiwad (مدّ العوض) : « ʿiwad » : compensation ; l’alif compense le tanwîn qu’on ne dit plus
À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, le tanwîn est remplacé par un alif tenu deux temps : « -an » devient « -â ». Jamais sur un tâ marbûta, qui se dit « h » sans voyelle.
Madd ʿiwad : quand s’applique la règle ?
À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, sauf sur un tâ marbûta (ة) : lui se dit « h » sans voyelle à l’arrêt.
Deux façons de le ranger, une seule façon de le dire : après une hamza (ءً), al-Marsafî range cet alif avec le madd badal ; les noms qui finissent par ـًى (8 fois en fin de verset) se disent aussi « â » à l’arrêt, et certains maîtres y voient le même alif de remplacement, d’autres l’alif du mot. Tilawa ne les compte pas ici. Dans tous les cas : deux temps.
Comment prononcer Madd ʿiwad ?
À la fin du verset, laisse le nûn du tanwîn et dis un « â » tenu deux temps.
- À éviter
- Garder le nûn du tanwîn à l’arrêt (« -an ») : à l’arrêt, le tanwîn de fatha devient un alif.
- La condition
- Le Mushaf écrit le plus souvent cet alif après le tanwîn (ـًا) ; après une hamza (ءً), il ne l’écrit pas, et on le dit quand même. Sur un tâ marbûta (ـةً), jamais d’alif.
La durée, à l’écoute
Deux temps : ni plus ni moins, le temps de deux voyelles brèves.
Un temps, c’est la durée d’une voyelle brève.
D’où sortent les lettres
Chaque point est montré sur la carte de la bouche, et chaque lettre a sa page.
Madd ʿiwad : 12 exemples du Coran
Sourates courtes d’abord. Touche ▶ pour entendre Madd ʿiwad dans son verset, récité par al-Husary.
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أَفْوَاجًا
'afwājā
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تَوَّابًۢا
tawwābā
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يُسْرًا
yusrā
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ضَبْحًا
ḍabḥā
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قَدْحًا
qadḥā
-
صُبْحًا
ṣubḥā
-
نَقْعًا
naqʿā
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جَمْعًا
jamʿā
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أَمْرًا
'amrā
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مَخْرَجًا
makhrajā
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قَدْرًا
qadrā
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أَجْرًا
'ajrā
Madd ʿiwad : les erreurs fréquentes
Ce qu’on entend souvent, et comment le reprendre. Le ▶ fait entendre le bon modèle, récité par al-Husary.
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Dire le nûn du tanwîn à l’arrêt : on entend « -an » au lieu de « -â ».
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Allonger l’alif à quatre ou six temps : il se tient deux temps, comme un madd naturel.
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Mettre un alif sur le tâ marbûta (ـةً) : à l’arrêt, il devient un « h » sans voyelle.
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Oublier l’alif après une hamza (ءً) parce qu’il n’est pas écrit : on le dit quand même, deux temps.
Madd ʿiwad et les règles voisines
| Règle | Quand | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Madd ʿiwad | À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, sauf sur un tâ marbûta (ة) : lui se dit « h » sans voyelle à l’arrêt. | Le madd ʿiwad est l’alif qu’on dit à l’arrêt à la place du tanwîn de fatha : « -an » devient « -â », deux temps. |
| Madd ʿârid | Quand tu t’arrêtes sur un mot qui finit par une voyelle longue puis une seule lettre. Même chose pour « ay » et « aw » (yâ ou wâw sans voyelle après une fatha) : c’est le madd lîn. | À l’arrêt, une voyelle longue placée juste avant la dernière lettre peut durer deux, quatre ou six temps. |
| Madd naturel | Alif, wâw ou yâ qui prolonge la voyelle d’avant, sans hamza ni lettre sans voyelle après. | Une voyelle longue sans hamza ni sukûn après elle se tient deux temps. |
À l’oreille : deux mots presque pareils
Deux mots qui se ressemblent : l’un se lit avec Madd ʿiwad, l’autre avec Madd ʿârid. Écoute la différence.
-
بَصِيرًا
baṣīrā
-
بَصِيرٌ
baṣīr
À toi : quelle règle ?
À l’œil
Les lettres surlignées portent une règle. Laquelle ?
- Ash-Sharh 94:6
يُسْرًا
yusrā
- Quraysh 106:1
قُرَيْشٍ
quraysh
- At-Talaq 65:4
يُسْرًا
yusrā
- Al-Asr 103:2
ٱلْإِنسَـٰنَ
l-insāna
À l’oreille
Écoute, puis choisis la règle que tu entends. Le mot s’affiche après ta réponse.
-
نُّكْرًا
nukrā
At-Talaq 65:8 -
ٱلْفِيلِ
l-fīl
Al-Fil 105:1 -
خُسْرًا
khusrā
At-Talaq 65:9
Madd ʿiwad en chiffres
903fois dans le Coran
33sourates
| Sourate | Versets | Madd ʿiwad |
|---|---|---|
| 73. Al-Muzzammil | 20 | 18 |
| 65. At-Talaq | 12 | 11 |
| 100. Al-Adiyat | 11 | 5 |
| 86. At-Tariq | 17 | 3 |
| 110. An-Nasr | 3 | 2 |
Calculé par Tilawa sur le texte du Mushaf de Médine (lecture Hafs) : chaque fin de verset sur un tanwîn de fatha, sans le tâ marbûta ni les noms en ـًى.
Questions fréquentes
Madd ʿiwad : qu’est-ce que c’est ?
À l’arrêt, le tanwîn de fatha devient un alif tenu deux temps, sauf sur le tâ marbûta.
Madd ʿiwad : dans quels cas ?
À l’arrêt sur un mot qui finit par un tanwîn de fatha, sauf sur un tâ marbûta (ة) : lui se dit « h » sans voyelle à l’arrêt. Le Mushaf écrit le plus souvent cet alif après le tanwîn (ـًا) ; après une hamza (ءً), il ne l’écrit pas, et on le dit quand même. Sur un tâ marbûta (ـةً), jamais d’alif.
Madd ʿiwad : combien de fois dans le Coran ?
903 fois, dans 33 sourates, d’après le calcul de Tilawa sur le texte du Mushaf de Médine (lecture Hafs). Parmi les sourates de 20 versets ou moins, Al-Muzzammil en porte le plus : 18 en 20 versets.
Madd ʿiwad ou Madd ʿârid : quelle différence ?
Madd ʿiwad : le madd ʿiwad est l’alif qu’on dit à l’arrêt à la place du tanwîn de fatha : « -an » devient « -â », deux temps. Madd ʿârid : à l’arrêt, une voyelle longue placée juste avant la dernière lettre peut durer deux, quatre ou six temps.
Madd ʿiwad : comment savoir si je l’applique bien ?
Une règle s’apprend à l’oreille : récite une sourate à voix haute dans l’app Tilawa, qui suit ta récitation mot à mot et te montre où la règle Madd ʿiwad manque ou est mal faite, avec le mot à réécouter dans son verset.
Équipe éditoriale Tilawa · Mis à jour le 24/10/2026 · Signaler une erreur