Les mots lus à part chez Hafs

14 mots ou groupes de mots · 30 places du Coran · 6 lus de deux façons · كلمات خاصة برواية حفص

Leçon 11.1 · Module 11 · Les mots propres à Hafs

Mots particuliers de Hafs : quelques mots du Coran se lisent chez Hafs autrement que la règle générale, ou de deux façons transmises. Le Mushaf de Médine en marque plusieurs d’un petit signe ; tous s’apprennent à l’oreille, mot par mot. Cette page en réunit 14, à 30 places du Coran, dont 6 lus de deux façons.

Les mots en un coup d’œil

Chaque mot, ses places dans le Coran, une ou deux façons, et le signe que le Mushaf écrit dessus
Le motOùFaçonsSigne
L’imâla : un alif penché vers « é » 11:41 1 ـ۪
Un ṣâd écrit, un sîn lu 2:245, 7:69 1 ـۜ
Ṣâd ou sîn : deux façons 52:37 2 ـۣ
Un ṣâd, et rien d’autre 88:22 1 —
Fatha ou damma sur le ḍâd 30:54 2 —
Le hâ du pronom, long, bref ou sans voyelle 7:111, 26:36, 27:28, 24:52, 39:7, 25:69 1 —
La hamza adoucie (tas-hîl) 41:44 1 ـ۬
La question devant « al » 6:143, 6:144, 10:51, 10:91, 10:59, 27:59 2 —
Le nûn dit clairement devant le wâw 36:1, 68:1 1 —
Deux lettres voisines qui se fondent 7:176, 11:42 1 —
Deux nûn en un : ishmâm ou voyelle à moitié 12:11 2 ـ۫
Le yâ final, à l’arrêt 27:36 2 —
L’alif final, à l’arrêt 76:4 2 ـ۟
Le même mot, deux alifs différents 76:15, 76:16 1 ـ۠ـ۟

Les mots, un par un

Chaque mot est pris dans le texte du Mushaf de Médine, la lettre qui compte surlignée. Touche ▶ pour l’entendre dans son verset, récité par al-Husary.

Une lettre lue autrement

La lettre écrite n’est pas toujours celle qu’on dit, ou se dit de deux façons.

  • L’imâla : un alif penché vers « é » une seule façon

    L’alif après le râ se dit penché vers « é » : c’est l’imâla, la seule de Hafs dans tout le Coran. Le râ se dit alors léger. Dans le Mushaf, un petit signe sous le râ la marque.

    Le signe du Mushaf : ـ۪

  • Un ṣâd écrit, un sîn lu une seule façon

    Écrits avec un ṣâd, ces deux mots se lisent avec un sîn, sans autre façon par la voie de la Shâtibiyya. Le petit sîn posé au-dessus du ṣâd le dit.

    Le signe du Mushaf : ـۜ

  • Ṣâd ou sîn : deux façons deux façons

    Deux façons transmises : avec un ṣâd, la façon que les maîtres lisent en premier, ou avec un sîn. Le petit sîn écrit sous le ṣâd indique le ṣâd.

    Le signe du Mushaf : ـۣ

  • Un ṣâd, et rien d’autre une seule façon

    Celui-ci se lit avec un ṣâd seulement, par la voie de la Shâtibiyya, même s’il ressemble au mot de 52:37. Aucun petit sîn n’y est écrit.

  • Fatha ou damma sur le ḍâd deux façons

    Ce mot revient trois fois dans le verset. Deux façons transmises pour le ḍâd : une fatha, la façon que les maîtres lisent en premier, ou une damma. Le Mushaf écrit la fatha.

  • Le hâ du pronom, long, bref ou sans voyelle une seule façon

    Le hâ du pronom (« -hu », « -hi ») s’allonge d’habitude entre deux lettres qui portent une voyelle, et reste bref après une lettre sans voyelle. Six places de Hafs sont à retenir : en 7:111, 26:36 et 27:28, le hâ se dit sans voyelle ; en 24:52, sa voyelle reste brève, car le qâf d’avant est sans voyelle chez Hafs ; en 39:7, elle reste brève, entre deux voyelles ; en 25:69, elle s’allonge, après une lettre sans voyelle. Le Mushaf le montre : un petit wâw ou un petit yâ après le hâ quand la voyelle s’allonge, rien sinon.

La hamza

Deux hamzas qui se suivent : la seconde s’adoucit, ou devient un alif.

  • La hamza adoucie (tas-hîl) une seule façon

    La seconde hamza se dit adoucie, entre une hamza et un alif : c’est le tas-hîl, sans autre façon chez Hafs. Le gros point écrit à sa place dans le Mushaf le signale ; il s’apprend à l’oreille d’un maître.

    Le signe du Mushaf : ـ۬

  • La question devant « al » deux façons

    Une hamza de question se place devant « al » : la hamza de « al » ne tombe pas, sinon la question deviendrait une affirmation. Deux façons transmises : elle devient un alif tenu six temps, la façon que les maîtres lisent en premier, ou elle se dit adoucie, sans allonger.

Deux lettres qui se rencontrent

Là où la règle générale fondrait, ou dirait clairement, Hafs fait autrement.

  • Le nûn dit clairement devant le wâw une seule façon

    Le nûn qui finit le nom des lettres yâ-sîn et nûn se dit clairement devant le wâw qui suit, sans se fondre, là où la règle générale le fondrait. En 36:1, cela s’entend quand on lie au verset suivant.

    • يسٓ وَٱلْقُرْءَانِ

      Fin d’un verset et début du suivant : la rencontre s’entend quand on lie les deux versets.

    • نٓ وَٱلْقَلَمِ

      Le récitant de la page s’arrête entre ces deux mots : la rencontre s’entend quand on les lie.

  • Deux lettres voisines qui se fondent une seule façon

    Le thâ entre dans le dhâl qui suit, et le bâ dans le mîm : on ne dit que la seconde lettre, doublée. Chez Hafs, c’est la voie de la Shâtibiyya ; d’autres voies les lisent autrement.

    • يَلْهَث ذَّٰلِكَ

      Le récitant de la page s’arrête entre ces deux mots : la rencontre s’entend quand on les lie.

    • ٱرْكَب مَّعَنَا

  • Deux nûn en un : ishmâm ou voyelle à moitié deux façons

    Le mot s’écrit avec un seul nûn doublé, pour deux nûn. Deux façons transmises : dire la voyelle du premier nûn à moitié, sans fondre (ikhtilâs), la façon que les maîtres lisent en premier, ou fondre les deux nûn en arrondissant les lèvres (ishmâm). Le petit signe écrit au-dessus marque l’ishmâm ; les deux s’apprennent d’un maître.

    Le signe du Mushaf : ـ۫

À l’arrêt

Une lettre de la fin qui se dit ou non selon qu’on lie ou qu’on s’arrête.

  • Le yâ final, à l’arrêt deux façons

    En liaison, le mot finit par un yâ avec une fatha. À l’arrêt, deux façons : garder le yâ, voyelle longue, la façon que les maîtres lisent en premier, ou l’ôter, le nûn sans voyelle. Ce n’est pas un lieu d’arrêt, sauf si le souffle manque ou pour un exercice.

  • L’alif final, à l’arrêt deux façons

    En liaison, l’alif final ne se dit pas. À l’arrêt, deux façons : dire l’alif, la façon que les maîtres lisent en premier, ou s’arrêter sur le lâm sans voyelle. Le petit rond écrit sur l’alif est le signe d’une lettre qui ne se dit pas : il va avec la seconde façon. Ce n’est pas un lieu d’arrêt, sauf si le souffle manque ou pour un exercice.

    Le signe du Mushaf : ـ۟

  • Le même mot, deux alifs différents une seule façon

    Le même mot, deux fois de suite. À la fin de 76:15, l’alif ne se dit pas en liaison et se dit à l’arrêt ; au début de 76:16, il ne se dit jamais, ni en liaison ni à l’arrêt. Le petit signe sur chaque alif n’est pas le même.

    Le signe du Mushaf : ـ۠ـ۟

Déjà dans le cours

D’autres mots propres à Hafs ont leur place dans une leçon :

Questions fréquentes

Combien de mots particuliers chez Hafs ?

Cette page en réunit 14, à 30 places du Coran : ceux qu’il faut connaître un par un, en plus des règles. La liste n’est pas fermée : les manuels les donnent pour mémoire, et un maître en signale d’autres. D’autres encore ont leur leçon : les sakt, le râ de 26:63, la fusion de 77:20.

Pourquoi certains mots se lisent-ils de deux façons ?

Parce que les maîtres de Hafs, par la voie de la Shâtibiyya, ont transmis les deux, et les deux sont justes. La page dit laquelle les maîtres lisent en premier. Une façon d’une autre voie de Hafs (2:245 lu avec un ṣâd, par exemple) ne se mêle pas à une récitation par la Shâtibiyya.

Comment repérer ces mots dans le Mushaf ?

Le Mushaf de Médine écrit souvent un petit signe : un sîn au-dessus ou au-dessous du ṣâd, un signe sous le râ de 11:41 ou au-dessus du mîm de 12:11, un gros point à la place de la hamza de 41:44. Les autres, sans signe, s’apprennent à l’oreille.

Comment vérifier mon tajwid quand je récite ?

Le tajwid s’apprend à l’oreille : il faut t’entendre. Récite à voix haute dans l’app Tilawa, sur iPhone ou Android. Elle suit ta récitation mot à mot et te montre les règles oubliées ou mal faites, avec la bonne récitation à réécouter.

Équipe éditoriale Tilawa · Mis à jour le 25/10/2026 · Signaler une erreur