L’istikhara : la prière et la doua pour bien choisir

Deux rak‘at, puis une invocation où l’on confie son choix à Allah.

L’istikhara est la demande faite à Allah de choisir pour nous ce qui est bien, avant une décision. On prie deux rak‘at en dehors de l’obligatoire, puis on dit l’invocation que le Prophète ﷺ enseignait comme une sourate, en nommant l’affaire. Ensuite, on agit en confiance, sans attendre forcément un rêve.

La prière, pas à pas

  1. Faire ses ablutions, puis prier deux rak‘at qui ne sont pas l’obligatoire, avec l’intention de l’istikhara.
  2. Réciter Al-Fatiha et la sourate de son choix dans chaque rak‘a, comme dans toute prière.
  3. Après le salut, dire la doua de l’istikhara, en nommant l’affaire à l’endroit prévu.
  4. Agir ensuite en confiance ; refaire l’istikhara si l’hésitation reste.

Le Prophète ﷺ enseignait l’istikhara pour toutes les affaires comme il enseignait une sourate : qui envisage une chose prie deux rak‘at en dehors de l’obligatoire, puis fait l’invocation en nommant cette chose.

Sahih al-Bukhari, n° 1166 · degré : authentique (sahih), jugé par al-Bukhari

La doua de l’istikhara

اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْتَخِيرُكَ بِعِلْمِكَ وَأَسْتَقْدِرُكَ بِقُدْرَتِكَ، وَأَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ الْعَظِيمِ، فَإِنَّكَ تَقْدِرُ وَلاَ أَقْدِرُ وَتَعْلَمُ وَلاَ أَعْلَمُ وَأَنْتَ عَلاَّمُ الْغُيُوبِ، اللَّهُمَّ إِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا الأَمْرَ خَيْرٌ لِي فِي دِينِي وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي (أَوْ قَالَ: عَاجِلِ أَمْرِي وَآجِلِهِ) فَاقْدُرْهُ لِي وَيَسِّرْهُ لِي ثُمَّ بَارِكْ لِي فِيهِ، وَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنَّ هَذَا الأَمْرَ شَرٌّ لِي فِي دِينِي وَمَعَاشِي وَعَاقِبَةِ أَمْرِي (أَوْ قَالَ: فِي عَاجِلِ أَمْرِي وَآجِلِهِ) فَاصْرِفْهُ عَنِّي وَاصْرِفْنِي عَنْهُ، وَاقْدُرْ لِي الْخَيْرَ حَيْثُ كَانَ ثُمَّ أَرْضِنِي بِهِ

Allâhumma innî astakhîruka bi 'ilmik, wa astaqdiruka bi qudratik, wa as'aluka min fadlika l-'azîm, fa innaka taqdiru wa lâ aqdir, wa ta'lamu wa lâ a'lam, wa anta 'allâmu l-ghuyûb. Allâhumma in kunta ta'lamu anna hâdhâ l-amra khayrun lî fî dînî wa ma'âshî wa 'âqibati amrî (aw qâla: 'âjili amrî wa âjilih) fa-qdurhu lî wa yassirhu lî thumma bârik lî fîh, wa in kunta ta'lamu anna hâdhâ l-amra sharrun lî fî dînî wa ma'âshî wa 'âqibati amrî (aw qâla: fî 'âjili amrî wa âjilih) fa-srifhu 'annî wa-srifnî 'anhu wa-qdur liya l-khayra haythu kân, thumma ardinî bih

Ô Allah, je Te demande de choisir pour moi par Ta science, je Te demande la force par Ta puissance, et je Te demande de Ton immense faveur. Car Tu peux et je ne peux pas, Tu sais et je ne sais pas, et Tu connais parfaitement l'invisible. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire est un bien pour moi dans ma religion, ma vie et l'issue de mes affaires (ou il a dit : dans mes affaires présentes et futures), alors décrète-la pour moi, facilite-la-moi, puis bénis-la pour moi. Et si Tu sais que cette affaire est un mal pour moi dans ma religion, ma vie et l'issue de mes affaires (ou il a dit : dans mes affaires présentes et futures), alors écarte-la de moi et écarte-moi d'elle, puis décrète pour moi le bien où qu'il soit, et fais que j'y trouve mon contentement.

Sahih al-Bukhari, n° 1166 · degré : authentique (sahih), jugé par al-Bukhari

Après l’istikhara

Les savants ont deux avis : pour les uns, on avance vers ce qu’on envisageait, et si c’est un bien, Allah le facilite, sinon Il l’écarte ; pour d’autres, on suit ce vers quoi le cœur s’ouvre. Il n’est pas nécessaire de voir un rêve.

On peut la refaire si l’hésitation reste, et demander conseil à des gens sages : l’istikhara et le conseil vont ensemble.

Questions fréquentes

Quand faire la prière de l’istikhara ?

Avant une décision permise dont on n’est pas sûr : un mariage, un travail, un voyage. Pas pour une obligation ni pour un interdit. On évite les moments où la prière surérogatoire est déconseillée.

Faut-il voir un rêve après l’istikhara ?

Non. Le hadith ne parle pas de rêve. On agit, et Allah facilite ce qui est bien ou l’écarte.

Peut-on faire l’istikhara pour quelqu’un d’autre ?

Les savants divergent : certains permettent de la faire pour un proche qui le demande ; d’autres la réservent à celui qui prend la décision, et l’on invoque alors pour son proche. Pour un cas précis, demande à ton imam.

Équipe éditoriale Tilawa · Mis à jour le 24/10/2026 · Signaler une erreur