La ruqya : les versets et les douas de la Sunna
Al-Fatiha, Ayat al-Kursi, les dernières sourates et les douas de la Sunna, avec leur source.
La ruqya est la récitation du Coran et des douas transmises sur soi ou sur un malade, en demandant à Allah la guérison. Le Prophète ﷺ récitait les trois dernières sourates sur lui-même ; ses compagnons ont récité Al-Fatiha. Cette page donne ces textes et deux douas de la Sunna. Elle ne promet rien : la guérison vient d’Allah.
Les versets
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Al-Fatiha 1:1-7
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بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ
bismi llāhi r-raḥmāni r-raḥīm
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
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ٱلْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ ٱلْعَـٰلَمِينَ
al-ḥamdu lillāhi rabbi l-ʿālamīn
Louange à Allah, Seigneur de l’Univers.
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ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ
ar-raḥmāni r-raḥīm
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
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مَـٰلِكِ يَوْمِ ٱلدِّينِ
māliki yawmi d-dīn
Maître du Jour de la Rétribution.
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إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
iyyāka naʿbudu wa'iyyāka nastaʿīn
C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
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ٱهْدِنَا ٱلصِّرَٰطَ ٱلْمُسْتَقِيمَ
ihdina ṣ-ṣirāṭa l-mustaqīm
Guide-nous dans le droit chemin,
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صِرَٰطَ ٱلَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ ٱلْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا ٱلضَّآلِّينَ
ṣirāṭa lladhīna 'anʿamta ʿalayhim ghayri l-maghḍūbi ʿalayhim wala ḍ-ḍāllīn
Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.
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Al-Baqara 2:255
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ٱللَّهُ لَآ إِلَـٰهَ إِلَّا هُوَ ٱلْحَىُّ ٱلْقَيُّومُ ۚ لَا تَأْخُذُهُۥ سِنَةٌ وَلَا نَوْمٌ ۚ لَّهُۥ مَا فِى ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَمَا فِى ٱلْأَرْضِ ۗ مَن ذَا ٱلَّذِى يَشْفَعُ عِندَهُۥٓ إِلَّا بِإِذْنِهِۦ ۚ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ ۖ وَلَا يُحِيطُونَ بِشَىْءٍ مِّنْ عِلْمِهِۦٓ إِلَّا بِمَا شَآءَ ۚ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَٱلْأَرْضَ ۖ وَلَا يَـُٔودُهُۥ حِفْظُهُمَا ۚ وَهُوَ ٱلْعَلِىُّ ٱلْعَظِيمُ
allāhu lā 'ilāha 'illā huwa l-ḥayyu l-qayyūm | lā ta'khudhuhū sinatuw walā nawm | lahū mā fi s-samāwāti wamā fi l-arḍ | man dha lladhī yashfaʿu ʿindahū 'illā bi'idhnih | yaʿlamu mā bayna 'aydīhim wamā khalfahum | walā yuḥīṭūna bishay'im min ʿilmihī 'illā bimā shā' | wasiʿa kursiyyuhu s-samāwāti wal-arḍ | walā ya'ūduhū ḥifẓuhumā | wahuwa l-ʿaliyyu l-ʿaẓīm
Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même (Al Qayyum). Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Kursîy » déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très-Grand.
La page de ce verset : Ayat al-Kursi
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Al-Baqara 2:285-286
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ءَامَنَ ٱلرَّسُولُ بِمَآ أُنزِلَ إِلَيْهِ مِن رَّبِّهِۦ وَٱلْمُؤْمِنُونَ ۚ كُلٌّ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَمَلَـٰٓئِكَتِهِۦ وَكُتُبِهِۦ وَرُسُلِهِۦ لَا نُفَرِّقُ بَيْنَ أَحَدٍ مِّن رُّسُلِهِۦ ۚ وَقَالُوا۟ سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا ۖ غُفْرَانَكَ رَبَّنَا وَإِلَيْكَ ٱلْمَصِيرُ
āmana r-rasūlu bimā 'unzila 'ilayhi mir rabbihī wal-mu'minūn | kullun 'āmana billāhi wamalā'ikatihī wakutubihī warusulihī lā nufarriqu bayna 'aḥadim mir rusulih | waqālū samiʿnā wa'aṭaʿnā | ghufrānaka rabbanā wa'ilayka l-maṣīr
Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses Anges, à Ses Livres et en Ses Messagers (en disant): “Nous ne faisons aucune distinction entre Ses Messagers.” Et ils ont dit: “Nous avons entendu et obéi. Seigneur! Nous implorons Ton pardon. C’est vers Toi que sera le retour.”
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لَا يُكَلِّفُ ٱللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا ۚ لَهَا مَا كَسَبَتْ وَعَلَيْهَا مَا ٱكْتَسَبَتْ ۗ رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَآ إِن نَّسِينَآ أَوْ أَخْطَأْنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَآ إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُۥ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِۦ ۖ وَٱعْفُ عَنَّا وَٱغْفِرْ لَنَا وَٱرْحَمْنَآ ۚ أَنتَ مَوْلَىٰنَا فَٱنصُرْنَا عَلَى ٱلْقَوْمِ ٱلْكَـٰفِرِينَ
lā yukallifu llāhu nafsan 'illā wusʿahā | lahā mā kasabat waʿalayhā ma ktasabat | rabbanā lā tu'ākhidhnā 'in nasīnā 'aw 'akhṭa'nā | rabbanā walā taḥmil ʿalaynā 'iṣran kamā ḥamaltahū ʿala lladhīna min qablinā | rabbanā walā tuḥammilnā mā lā ṭāqata lanā bih | waʿfu ʿannā waghfir lanā warḥamnā | anta mawlānā fanṣurnā ʿala l-qawmi l-kāfirīn
Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait." Seigneur ! Ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles."
La page de ce verset : Les deux derniers versets d’Al-Baqara
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Al-Ikhlas 112:1-4
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قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ
qul huwa llāhu 'aḥad
Dis : "Il est Allah, Unique.
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ٱللَّهُ ٱلصَّمَدُ
allāhu ṣ-ṣamad
Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
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لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ
lam yalid walam yūlad
Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus.
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وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ كُفُوًا أَحَدٌۢ
walam yakul lahū kufuwan 'aḥad
Et nul n’est égal à Lui."
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Al-Falaq 113:1-5
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قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ ٱلْفَلَقِ
qul 'aʿūdhu birabbi l-falaq
Dis: "Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante,
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مِن شَرِّ مَا خَلَقَ
min sharri mā khalaq
contre le mal des êtres qu’Il a créés,
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وَمِن شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ
wamin sharri ghāsiqin 'idhā waqab
contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit,
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وَمِن شَرِّ ٱلنَّفَّـٰثَـٰتِ فِى ٱلْعُقَدِ
wamin sharri n-naffāthāti fi l-ʿuqad
contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds,
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وَمِن شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ
wamin sharri ḥāsidin 'idhā ḥasad
et contre le mal de l’envieux quand il envie."
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An-Nas 114:1-6
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قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ ٱلنَّاسِ
qul 'aʿūdhu birabbi n-nās
Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes.
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مَلِكِ ٱلنَّاسِ
maliki n-nās
Le Souverain des hommes,
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إِلَـٰهِ ٱلنَّاسِ
ilāhi n-nās
Dieu des hommes,
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مِن شَرِّ ٱلْوَسْوَاسِ ٱلْخَنَّاسِ
min sharri l-waswāsi l-khannās
contre le mal du mauvais conseiller, furtif,
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ٱلَّذِى يُوَسْوِسُ فِى صُدُورِ ٱلنَّاسِ
alladhī yuwaswisu fī ṣudūri n-nās
qui insuffle des mauvaises pensées dans les poitrines des hommes,
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مِنَ ٱلْجِنَّةِ وَٱلنَّاسِ
mina l-jinnati wan-nās
qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain".
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Des compagnons ont récité Al-Fatiha comme ruqya sur un homme piqué, et le Prophète ﷺ a approuvé leur geste.
Quand il était malade, le Prophète ﷺ récitait sur lui-même les sourates protectrices (al-Muʿawwidhât) en soufflant légèrement ; quand le mal s’est aggravé, ʿÂ’isha les récitait pour lui.
Les douas de la Sunna
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En passant la main sur le mal, pour demander la guérison
أَذْهِبِ الْبَأْسَ رَبَّ النَّاسِ، اشْفِ وَأَنْتَ الشَّافِي، لَا شِفَاءَ إِلَّا شِفَاؤُكَ، شِفَاءً لَا يُغَادِرُ سَقَمًا
Adh-hibi l-ba'sa Rabba n-nâs, ishfi wa anta sh-shâfî, lâ shifâ'a illâ shifâ'uk, shifâ'an lâ yughâdiru saqamâ
Ôte le mal, Seigneur des hommes. Guéris, c'est Toi le Guérisseur. Il n'y a de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse aucun mal derrière elle.
Sahih al-Bukhari, n° 5675 · degré : authentique (sahih), jugé par al-Bukhari -
Pour demander la guérison du malade (sept fois)
أَسْأَلُ اللَّهَ الْعَظِيمَ رَبَّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ أَنْ يَشْفِيَكَ
As'alu Llâha l-'Azhîma Rabba l-'arshi l-'azhîmi an yashfiyak
Je demande à Allah l'Immense, Seigneur du Trône immense, de te guérir.
Sunan Abî Dâwûd, n° 3106 · degré : authentique (sahih), jugé par al-Albânî À dire 7 fois
Le Prophète ﷺ a dit qu’une ruqya ne pose pas de problème tant qu’elle ne contient aucune association (shirk).
| Recueil | Douas | Degré |
|---|---|---|
| Coran | 6 | |
| Sahih al-Bukhari | 1 | authentique (sahih) · al-Bukhari |
| Sunan Abî Dâwûd | 1 | authentique (sahih) · al-Albânî |
Ce qu’il faut savoir
La ruqya se fait soi-même, sur soi ou sur un proche, en récitant ces textes et en soufflant légèrement. Elle ne demande ni intermédiaire payé ni objet.
Elle accompagne les soins, elle ne les remplace pas. Une pratique qui contient autre chose que le Coran et des douas claires est à éviter.
Questions fréquentes
Faut-il aller chez quelqu’un pour faire la ruqya ?
Non. Chacun peut réciter ces textes sur soi-même ou sur un proche, comme le faisait le Prophète ﷺ. Méfie-toi de qui vend des objets, promet la guérison ou mêle autre chose au Coran et aux invocations.
La ruqya remplace-t-elle un médecin ?
Non. La ruqya est une adoration et une demande faite à Allah ; elle accompagne les soins. En cas de maladie, consulte un médecin.
Équipe éditoriale Tilawa · Mis à jour le 24/10/2026 · Signaler une erreur